Promenade « Les peintres russes à Veules-les-Roses » – 14 points d’arrêt – 19 tableaux

Passage des peintres russes (photo et tableau 11)

Photo

            Le Passage des Peintres russes fut inauguré en juillet 2005 à l’initiative de la mairie de Veules-les-Roses, d’Alexandre Liapine, le petit-fils de Vassily Polenov et de Tatiana Mojenok-Ninin, historienne de l’art spécialiste des peintres russes du XIXe siècle en France. L’Ambassadeur de la Fédération de Russie et le Préfet de la Seine-Maritime ont assisté à cette belle cérémonie. Ce fut le début de la renaissance de l’histoire artistique russe à Veules.

Tableau 11

Alexeï Kharlamov. Une ruelle à Veules, DATE ?, huile sur toile, 40x27 cm, collection particulière, vente Claude Aguttes, 2008.

Alexeï Kharlamov (1840–1925), bien qu’il partageât, depuis 1870, sa vie entre Paris et Veules, où il acheta la villa La Sauvagère en 1893, nous laissa peu de tableaux de Normandie. Ses deux tableaux connus de Veules représentent une « Longère de la cavée du renard à Veules » (mairie de Veules-les-Roses) et cette « Ruelle à Veules » qui est également une vue de la cavée du renard. Cette petite rue bordée de maisons à toit à pan coupé en tuiles est toujours reconnaissable. On voit en arrière-plan de ce tableau la même maison avec des poutres apparentes au-dessous du toit qui figure sur le tableau de la mairie.

Kharlamov est sans doute le plus français des peintres russes cités. Disciple de Léon Bonnat, portraitiste en vogue, très influencé par son style, il arrive en 1869 en France et y reste toute sa vie. Ami de l’écrivain Ivan Tourgueniev et des Viardot, il fut le deuxième président de l’Association d’entraide et de bienfaisance des artistes russes à Paris à la mort de Bogolioubov, qu’il remplaça. Cette association fut créée à Paris à l’initiative de Bogolioubov et de Tourgueniev en 1877. Kharlamov excellait dans les portraits de salon. Emile Zola considéra son Portrait de Tourgueniev comme l’une des meilleures œuvres du Salon de 1876. On sait que Tourgueniev aimait beaucoup ce portrait et qu’il plaçait en très haute estime le talent de Harlamov.

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