Promenade « Les peintres russes à Veules-les-Roses » – 14 points d’arrêt – 19 tableaux

L’abreuvoir (tableau 8)

Tableau 8

Karl Goun. Abreuvoir à Veules, 1870, sépia sur papier, 38,8x24,4 cm, Musée national russe, Saint-Pétersbourg.

L’ouvrage « Les Promenades dans Veules-les-Roses » (2020) nous apprend que le gué de l’Abreuvoir était la seule entrée du village. C’est ici que les animaux s’abreuvaient et les paysans remplissaient leurs tonneaux. C’était également un lieu de rencontre pour les villageois. Il se trouvait non loin du Moulin du marché, au lieu-dit « les pucheux ». Le mot « pucheux » provient du verbe « puiser », car les villageois pouvaient puiser de l’eau à côté. Quelques marches descendant vers la rivière où les lavandières lavaient leur linge sont encore visibles.

Karl Goun (1830–1877), qui voyagea en Normandie en 1870 avec Bogolioubov et ses camarades, nous a laissé une sépia très fraîche aux agréables couleurs beiges représentant l’Abreuvoir de Veules, où l’on voit des chevaux s’abreuvant, un paysan et un passant sur le petit pont, des lavandières, des maisons blanches à toit de tuiles à gauche et des arbres à droite. Goun, pensionnaire de l’Académie des Beaux-Arts en France de 1869 à 1871, est surtout connu comme un peintre d’histoire ; il pratiqua aussi le dessin et l’aquarelle. Ce petit paysage veulais nous entrouvre une page de son œuvre de jeunesse.

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